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 le 12 avril, toujours ligne 21, Marseille

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sophie
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Nombre de messages : 308
Localisation : Marseille
Date d'inscription : 22/01/2005

MessageSujet: le 12 avril, toujours ligne 21, Marseille   Mer 13 Avr à 10:31

le 21 mars:
Citation :
Sens Luminy...Centre Bourse...
Un jeune homme (une fois n'est pas coutume), entre 19 et 18 h, lisait le tome 8 du Trône de Fer, de George R. R. Martin: Les Noces Pourpres.
Je me suis renseigné et il s'agit d'Héroic Fantaisy

Je crois bien que je l'ai revu ce matin lisant le même livre, mais comme je ne suis pas très physionnomiste, je ne suis pas bien sûr que ce soit la même personne. Par contre, il s'agit bien du même livre.

Ce fut un bon jour pour ce sujet car le soir, une jeune fille était elle aussi plongée dans la lecture d'un bouquin.
Il s'agissait de:
"autobiographie de Malcolm X" par Malcolm X et Alex Haley

J'ai fait quelques recherches sur le net et voici les premières phrases du bouquin ainsi que la bio de Malcolm X:

« Quand ma mère me portait dans son ventre, une bande de cavaliers du Ku-Klux-Klan, en capuchons, fit irruption chez nous, à Homaha dans le Nébraska. Il faisait nuit. Brandissant leurs fusils et leurs carabines, ils encerclèrent la maison et crièrent à mon père de sortir. Ma mère alla ouvrir la porte. Elle se plaça de façon à mettre sa grossesse en évidence, et déclara qu'elle était seule avec ses trois petits enfants, et que mon père était absent: Il prêchait dans le Milwaukee. les hommes du Klan proférèrent des menaces, des avertissements; nous avions intérêt, disaient-ils, à quitter Omaha parce que "le bon peuple chrétien blanc" ne supporterait pas la façon dont mon père "fomentait des troubles" chez les "bons" Noirs d'Omaha en prêchant le "retour à l'Afrique" préconisé par Marcus Garvey.» Ainsi commence le récit que dicte Malcolm X au journaliste Alex Haley. En guise d'incipit de son autobiographie, Malcolm X a choisi de conter les événements qui précédèrent sa naissance en annonçant une vie placée sous le signe de la violence raciste.

BIOGRAPHIE DE MALCOLM X:
Malcolm Little naît en 1925 à Omaha. Il est le fils d'un pasteur baptiste membre de l'association UNIA de Marcus garvey. Le révérend Earl Little est un homme impressionnant à la peau très noire. Il mesure près de deux mètres et n'a qu'un oeil. Il a perdu quatre de ses frères (dont trois assassinés par des blancs). Malgré les menaces de la Légion Noire (une section du Ku Klux Klan), il parcourt inlassablement le pays en prêchant le retour des Noirs en Afrique . En 1931, Earl Little quitte la maison après s'être disputé avec sa femme. Louise Little, qui vient d'avoir une vision, tente de le rattraper pour le convaincre de ne pas aller en ville, en vain. A la nuit tombée, on apprend que le pasteur a été attaqué et jeté sur les rails du tramway. Il est mort le crâne défoncé, le corps en morceaux. Malcolm n'a que six ans. Il assiste avec ses sept frères et soeurs à la déchéance de leur mère qui sombre peu à peu dans l'hystérie. L'assistance publique arrache Malcolm à son foyer et le place dans une famille d'accueil. Louise Little est internée dans un hôpital psychiatrique. A treize ans Malcolm est renvoyé de l'école et placé dans une maison de détention pour pupilles dans le Michigan. Bon élève au lycée, «nigger» (le négro) devient la mascotte des autres élèves blancs; il est même élu chef de classe.

En 1940, il rejoint sa demi-soeur Ella à Roxbury, le quartier noir de Boston. Dans le ghetto il rencontre Shorty, un jeune qui lui trouve un emploi de cireur de chaussures dans une boîte de nuit. L'enfant du pays se met à boire et à fumer de la marijuana. Il porte un zoot (le costume extravagant des zazous) et se fait défriser les cheveux. A seize ans, «Red» (surnommé ainsi parce qu'il a les cheveux roux) s'attire l'admiration de tout le milieu en fréquentant une femme blanche très belle. Il consomme de la cocaïne, commet des braquages et se mêle à la pègre de Harlem à New-York (il ne regrettera rien de ces turpitudes: «Je remercie Allah de m'avoir envoyé à Boston à ce moment-là. Sinon, je serais sans doute encore un bon chrétien noir au cerveau bien lavé»). Après quelques mésaventures, Red doit quitter Harlem. Il regagne Boston avec son ami Shorty et se lance dans les cambriolages nocturnes. Il est arrêté et condamné à dix ans de prison en 1946. Malcolm n'a pas encore vingt-et-un ans. En prison, il est jeté au mitard. Son attitude et ses jurons lui valent auprès de ses codétenus le nom de «Satan»: il refuse d'entendre parler de la Bible et de Dieu. Pourtant l'un de ses frères réussit à force de patience à l'intéresser à l'Islam.

Malcolm rejoint en prison la secte d'Elijah Muhammad. La Nation de l'Islam qui prône la supériorité de la race noire et décrit le Blanc comme le diable ne compte alors que quelques centaines d'adeptes dans le pays. Depuis sa cellule, le nouveau converti réapprend à lire et à écrire. Il dévore tous les livres qui tombent entre ses mains (y compris le dictionnaire) et découvre avec étonnement la vraie Histoire de son peuple, tronquée depuis des siècles par le «Diable blanc aux yeux bleus». Il apprend l'histoire de l'esclavage et de ses révoltes, et la théorie scientifique du gène blanc récessif (qui fait de la race blanche un accident génétique). Aussitôt sorti de prison, Malcolm X («Le X du musulman représente son véritable nom de famille africain, celui qu'il ne peut pas connaître») devenu pasteur, harangue les passants dans les rues qu'il a connues comme truand. Il contribue au formidable essor de la Nation de l'Islam mais Elijah Muhammad prend vite ombrage de son charisme. Ordre est donné de ne plus parler du pasteur Malcolm X dans le journal Muhammad Parle qu'il a pourtant créé.

Condamné au silence par la Nation de l'Islam pour avoir commenté l'assassinat du président kennedy comme un juste «retour des poulets dans le poulailler» (the chikens come home to roost: Qui sème le vent récolte la tempête) Malcolm X prend des distances vis-à-vis de l'organisation. Il apprend du propre fils de M. Elijah Muhammad que des frères muslims ont reçu l'ordre de l'abattre. Malcolm X se détache alors définitivement de la secte pour rallier l'Islam orthodoxe sunnite et faire son pèlerinage à la Mecque en Arabie Saoudite. Avant de retourner aux États-Unis, El Adj Malik El Shabazz entame une tournée dans le tiers-monde. Il obtient des audiences de plusieurs chefs d'états africains. Au Ghana il est reçu par le président Kwamé Nkrumah et rencontre la veuve de W.E.B Dubois qui dirige la télévision ghanéenne.

Durant l'été 1964, Malcolm X est tenu par les médias pour principal responsable de l'embrasement des ghettos. Soupçonné de collaborer avec les Frères de Sang Africain, il refuse de condamner le recours à la violence: «Je suis contre la non-violence si elle signifie le renvoi de la solution aux calendes grecques. Si pour faire reconnaître ses droits en tant qu'être humain, le Noir américain n'a d'autre recours que la violence, alors je suis pour la violence.» Si son pèlerinage à la Mecque l'a conduit à rejeter toute forme de racisme, il n'en a pas moins conservé une vision racialiste du monde. Il continue donc de dénoncer les crimes du Blanc et la passivité du Noir («J'estime que quiconque se laisse brutaliser sans rien faire pour se défendre est un criminel. Si c'est ainsi qu'on interprète la philosophie chrétienne, si c'est cela qu'enseigne Ghandi, alors je dirai que ce sont là des doctrines criminelles.»)

Le lendemain de son retour à New-York, la nuit du 14 février 1965, Malcolm X est réveillé par une explosion: On vient de jeter des cocktails Molotov sur sa maison. Il fait sortir sa famille de la demeure en flammes avant de regarder impuissant l'incendie consumer son seul bien. Furieux, il affirme tenir les Black Muslims pour responsables de cet attentat et jure de se venger. Mais dans le cours de la semaine, il révise son jugement. Il croit la Nation de l'Islam incapable de tel geste. Une chose reste certaine pour lui: l'heure du martyr a sonné. Persuadé d'avoir hérité du don de prémonition de sa mère, Malcolm X confie à ses proches qu'il sent la mort venir. Cette idée ne cesse de le hanter. A la fin de la semaine, le dimanche 21 février 1965, il doit prononcer un sermon au temple de Harlem. Après un court discours d'introduction du pasteur Benjamin X, le révérend Malcolm X entre dans la salle. Une bagarre éclate aussitôt. On jette une bombe incendiaire. Alors que toute l'attention de l'assemblée est portée vers les trublions, un groupe de trois ou quatre Noirs se lève du premier rang et fait feu sur Malcolm X. Ils vident les chargeurs de leurs armes sur lui. Le révérend s'écroule, atteint par une vingtaine de balles. L'homme noir le plus craint et le plus adoré en Amérique succombe à ses blessures. Le «Diable» est mort. Il avait trente neuf ans.

J'ai vu le film et je l'ai trouvé bien mais pas aussi bon que ce que j'avais entendu dire. Le livre en revanche semble interessant. Si vous l'avez lu ce serait sympa d'ouvrir un post à son sujet dans le forum ""- littérature générale - oeuvres"

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