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 Baudelaire

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Fleur_maladive
Bavard
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MessageSujet: Baudelaire   Jeu 17 Mar à 12:24

j'ai fait quelque recherche sur Baudelaire pour mon cours de Français, et puis comme je l'aime bien j'ai eu envie de mettre un post sur lui ^^

Aprés la perte de son pêre, Baudelaire voie sa mère se remarié et il pris sa pour une trahison, voir meme un abondon, il commenca alors trés jeune a nourire un sentiment de haine et de défi, il passa ses études à révasser et deveint trés rapidement un cynnique aux yeux de son entourage.
A 20 ans, il défit sa famille et méne durant 3 ans une vie de bohéme, fréquente les endroit littéraire et trés vite est séduit par le romantisme, il admire Théophile Gautier, il court les musés et les bibliothéques et passe ses nuits dans les drats de quelques filles pas trés fréquentable, ne pouvant plus supporter son comportement, on l'envoya en Inde pour un long voyage.
De retour à Paris, il réclame sa part d'héritage et part mené une vie doré qui ne dura pas aussi longtemps qu'il ne l'espèrè, en effet sa mère le priva de sa "fortune" vu qu'il ne fesait que le jeter par les fenetres...

En 1845 il essaya de sa suicidé mais il fut sauvé, cependant sa vie a partir de la n'était qu'une longue séries déchéance et de mélancolie, par moment, jaillit l'éspoir qui sera vite chassé par une lucidité maladive qui l'empéche de se lancer pleinement dans un sujet quelconque.
Il essaya tour à tour d'être critique d'art, essayiste, traducteur, ébauche plusieurs romans qui n'aboutiront malheureusement jamais.

Son éxistance changea quand il fit la découverte d'Edgad Poe en qui il sent un frère, le pousse à travailler avec passion à la traduction de ses oeuvres.
en 1847, l'opium et l'êher, qui lui ont été préscrits pour calmer ses terrible douleurs deviennent un besoin, ca lui procure dela joie qui décrit dans "Paradie artificiels"

n 1857 parait enfin le recueil des Fleurs du mal. La critique du Figaro est virulente, Baudelaire est alors condamné en correctionnelle pour immoralité, il remplace les six poèmes censuré et compose 35 autres a la place pour les mettres dans la seconde édition.
L'alcool, l'opium, et le hachiche pour se délivrer de sa torture aussi bien physique que morale ne lui suffisent plsu à vaincre son angoisse.

Une longue agonie commence et la folie qu'il a souvent tenté le guette.
Deux ans après, les microbes de la syphilis ayant atteint dangereusement ses centre nerveux le terrassa par une crise, il meurt le 31 Aout 1867 juste au moment où Verlaine et Mallarmé voient en lui le premier poéte modérne. Baudelaire, prince des nuées, le poéte maudit allait enfin, mort, être reconnu pour ce qu'il se voulait : Un grand Poéte.


je met un ptit poéme a lui, que j'aime bien:


L'idéal

Ce ne seront jamais ces beautés de vigniettes
Produits avariés, né d'un siecle vaurien
Ces pieds à brodequins, ces doigts à castagnettes,
Qui serons satisfaire un coeur comme le mien.

Je laisse à gavarni, poéte des chroloses
Son troupeau gazouillant de beautés d'hôpital,
Car je ne puis trouver parmi ces pâles roses
une fleur qui ressemble à mon rouge idéal.

Ce qu'il faut à ce coeur profond comme un abîme,
c'est vous lady Macbeth, âme puissante au crime
Rêve d'Eschyle éclos au climat des autans

Ou bien toi, grande nuit, fille de Michel-ange,
Qui dors paisiblement dans une pose étrange
Tes appa façonnés aux bouches des Titan
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sophie
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MessageSujet: Re: Baudelaire   Ven 18 Mar à 0:06

Un autre poème:

AU LECTEUR

La sottise, l'erreur, le péche, la lésine,
Occupent nos esprits et travaillent nos corps,
Et nous alimentons nos aimables remords,
Comme les mendiants nourrissent leur vermine.

Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches;
Nous nous faisons payer grassement nos aveux,
Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux,
Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches.

Sur l'oreiller du mal c'est Satan Trismégiste
Qui berce longuement notre esprit enchanté,
Et le riche métal de notre volonté
Est tout vaporisé par ce savant chimiste.

C'est le Diable qui tient les fils qui nous remuent.
Aux objets répugnants nous trouvons des appas;
Chaque jour vers l'Enfer nous descendons d'un pas,
Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.

Ainsi qu'un débauché pauvre qui baise et mange
Le sein martyrisé d'une antique catin,
Nous volons au passage un plaisir clandestin
Que nous pressons bien fort comme une vieille orange.

Serré, fourmillant comme un million d'helminthes,
Dans nos cerveaux ribote un peuple de démons,
Et quand nous respirons, la Mort dans nos poumons
Descend, fleuve invisible, avec de sourdes plaintes.

Si le viol, le poison, le poignard, l'incendie,
N'ont pas encore brodé de leurs plaisants dessins
Le canevas banal de nos piteux destins,
C'est que notre âme, hélas! n'est pas assez hardie.

Mais parmi les chacals, les panthères, les lices,
Les singes, les scorpions, les vautours, les serpents,
Les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants,
Dans la ménagerie infâme de nos vices,

Il en est un plus laid, plus méchant, plus immonde!
Quoiqu'il ne pousse ni grands gestes, ni grands cris,
Il ferait volontiers de la terre un débris
Et dans un bâillement avalerait le monde.

C'est l'Ennui!- L'oeil chargé d'un pleur involontaire,
Il rêve d'échafauds en fumant son houka.
Tu le connais, lecteur, ce monstre délicat,
Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère!

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Chloris
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MessageSujet: Re: Baudelaire   Jeu 3 Nov à 4:11

En voici un que j'aime tout particulièrement :


Spleen : J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans


J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans.

Un gros meuble à tiroirs encombré de bilans,
De vers, de billets doux, de procès, de romances,
Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances,
Cache moins de secrets que mon triste cerveau.
C'est une pyramide, un immense caveau,
Qui contient plus de morts que la fosse commune.
- Je suis un cimetière abhorré de la lune,
Où comme des remords se traînent de longs vers
Qui s'acharnent toujours sur mes morts les plus chers.
Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées,
Où gît tout un fouillis de modes surannées,
Où les pastels plaintifs et les pâles Boucher,
Seuls, respirent l'odeur d'un flacon débouché.

Rien n'égale en longueur les boiteuses journées,
Quand sous les lourds flocons des neigeuses années
L'ennui, fruit de la morne incuriosité,
Prend les proportions de l'immortalité.
- Désormais tu n'es plus, ô matière vivante !
Qu'un granit entouré d'une vague épouvante,
Assoupi dans le fond d'un Saharah brumeux ;
Un vieux sphinx ignoré du monde insoucieux,
Oublié sur la carte, et dont l'humeur farouche
Ne chante qu'aux rayons du soleil qui se couche.
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MessageSujet: Re: Baudelaire   Jeu 3 Nov à 10:57

"Rien n'égale en longueur les boiteuses journées,
Quand sous les lourds flocons des neigeuses années
L'ennui, fruit de la morne incuriosité,
Prend les proportions de l'immortalité."

Merci Chloris pour ces vers et bravo pour ton splendide forum! bravo2

Oups, j'étais pas connecté, alors j'apparais comme invitée! En fait, c'est Sophie. wink
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Chloris
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MessageSujet: Re: Baudelaire   Jeu 3 Nov à 11:43

Baudelaire a su dépeindre comme personn e le vertige du désabus et du temps...

En tout cas merci sm32 Il est tout nouveau. Je mettrai pt-être un petit mot dessus dans la rubrique idoine.
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sophie
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MessageSujet: Re: Baudelaire   Jeu 3 Nov à 12:05

Fait le sans faute, la rubrique est faite pour ça et ton forum est vraiment très beau!
Il lui faudras juste un peu de temps et de membres pour s'étoffer, mais ça viendra.
Je manque beaucoup de temps, mais si j'arrive a m'organiser un peu, je m'y inscrirais. Je peux malheureusement rien te promettre, car je veux pas me laisser déborder et ça finit par empiéter sur ma vie privé!

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